La
réhabilitation du groupe HBM Sthrau porte sur 120 logements répartis dans 7
cages d’escalier, au sein d’un ensemble construit entre 1919 et 1923.
L’opération associe amélioration des performances thermiques, traitement des
pathologies, mise à niveau des équipements techniques, amélioration du confort
d’usage et requalification des espaces communs, dans un contexte de site
occupé, habité.
La
phase de diagnostic a été conduite sur plusieurs mois à partir d’une permanence
de l’équipe de maîtrise d’œuvre sur site. Les 120 logements ont été visités
et relevés individuellement : distribution, mobilier, équipements, réseaux,
pathologies et usages. Ce diagnostic croisé — architectural, technique,
historique et social — a notamment mis en évidence les limites de la ventilation
existante, des problèmes d’hygrométrie, l’exiguïté des salles d’eau, la
multiplication des gaines techniques et la forte occupation de certaines
typologies.
Le projet a
été structuré autour d’un socle technique commun,
garantissant la pérennité du bâti, le confort thermique d’hiver et d’été, la
ventilation et la sécurité incendie, complété par des interventions adaptées
aux différentes situations de logement. La restructuration des salles d’eau, la
rationalisation des réseaux, le remplacement des menuiseries extérieures, et
des systèmes d’occultation et de protection solaire, les correcteurs thermiques
permettent notamment d’améliorer les usages tout en récupérant de la surface
disponible dans des logements de petite taille. Un soin sur les ressources de
réemploi ont permis de réaliser des placards, de récupérer les portes de
distribution, des éléments de vitrages… Une laverie collective et un jardin
partagé participent au commun.
La
définition des distributions intérieures a été conduite par typologie et par
empilement. Plusieurs scénarios ont été étudiés avec les locataires à partir
des relevés de leur propre logement, puis vérifiés par une maquette au 1/20
et un logement témoin. Cette méthode permet de fiabiliser les choix avant
travaux, d’anticiper les interventions en milieu occupé et de conserver une
capacité d’adaptation aux situations individuelles. La concertation préalable a
abouti à 89 % d’adhésion au projet.
L’opération
développe ainsi une méthode de réhabilitation en site habité fondée sur un
diagnostic exhaustif de l’existant, un socle technique robuste et une
adaptation fine des interventions aux typologies, aux usages et aux contraintes
d’occupation.